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Les mandataires immobiliers gagnent-ils (bien) leur vie ?

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Les mandataires immobiliers gagnent-ils (bien) leur vie ? Le mandataire immobilier est un entrepreneur. Il ne bénéficie donc pas du confort du salariat : La sécurité de l’emploi, les avantages sociaux ; et surtout… un revenu fixe.

En revanche, il jouit de la liberté que confère le statut d’indépendant et de l’opportunité d’indexer sa rémunération sur ses performances commerciales, ce qui peut s’avérer particulièrement payant.

Pour ce faire, il doit, bien sûr, fournir un investissement personnel important. De plus, il doit faire des choix stratégiques tels que son statut juridique ou le réseau auquel il va décider de s’affilier… Voici ce qu’il faut savoir pour prendre les meilleures décisions avant de se lancer dans l’aventure !

Mandataires immobiliers, sous quel statut exercer ?

Tout d’abord, le mandataire immobilier est un conseiller indépendant qui réalise le même travail qu’un agent immobilier, mais pour son propre compte, et en home office. En effet, sa « vitrine » professionnelle est donc exclusivement digitale.

Ensuite, le mandataire immobilier se met, en tant qu’agent commercial, au service d’une enseigne titulaire d’une carte professionnelle, appelée « réseau ». Pour ce faire, il doit se faire enregistrer au registre spécial des agents commerciaux du tribunal de commerce de son département.

Par ailleurs, il peut faire le choix d’exercer soit en micro entreprise soit en entreprise individuelle. Cependant, dans les deux cas, la loi Alur (loi 2014-366 du 24 mars 2014) l’oblige à souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Il est soumis à un devoir de conseil et d’information.

La micro-entreprise

Premièrement, il s’agit du statut idéal pour démarrer, car ce régime est extrêmement simplifié en termes de gestion sur le plan social et fiscal.

En effet, les charges sociales ne sont prélevées qu’au prorata du chiffre d’affaires déclaré. Donc, si le mandataire ne réalise aucun chiffre d’affaires (ce qui arrive les 1ers mois du lancement de son activité) il n’acquittera aucune cotisation.

Par ailleurs, le micro entrepreneur n’est pas tenu de collecter la TVA mais il ne pourra pas non plus la déduire de ses charges. Il est imposé à l’impôt sur le revenu et il doit ouvrir un compte bancaire dédié. Seul point de vigilance : Son chiffre d’affaires annuel est limité à 70 000 € HT. En effet, ses gains sont plafonnés et il peut changer de régime dès qu’il dépasse ce montant annuel.

La société unipersonnelle

Créer une « Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée » (EIRL) est l’alternative. En effet, lorsque l’activité est bien installée et que le plafond de CA lié à l’auto-entreprise est dépassé. Cependant, ce statut (d’agents mandataires immobiliers) requiert l’enregistrement au Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC) ainsi que l’immatriculation de la société auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

Ensuite, une fois sous ce statut, les mandataires immobiliers ne seront plus plafonnés dans leur rémunération. Ils pourront donc également collecter et « récupérer » la TVA. Fiscalement, ils ne sont plus imposés sur leur chiffre d’affaires, mais sur les bénéfices réels de leur entreprise. Ce bénéfice est sa marge nette une fois leurs frais de fonctionnement déduits. Ce sont les déplacements, télécommunications, un prorata de son loyer s’ils travaillent de chez eux. Autant d’éléments non négligeables à prendre en compte dans les projections de rémunération.

Les mandataires immobiliers : Comment choisir Le bon réseau ?

Les composantes du partenariat entre un agent mandataire et son réseau partenaire ne sont pas à prendre à la légère. En effet, elles forment vraiment les facteurs clé du succès de l’indépendant. Elles portent, globalement, sur :

  • La notoriété et la solidité financière du réseau (nombre de mandataires et CA global réalisé),
  • La formation qu’il dispense à ses agents commerciaux entrants,
  • La puissance de communication qu’il met à leur service,
  • L’accompagnement administratif et juridique qu’il leur offre,
  • La vitrine et les outils digitaux qu’il met à leur disposition,
  • Et le nerf de la guerre sa politique de rémunération, qui comprend :
  • Le % de commission prélevé,
  • L’abonnement mensuel,
  • Les éventuelles animations du réseau (parrainages, incentives de ventes etc.).

Par ailleurs, il est possible, pour se faire une idée précise de ce qu’offre chaque réseau, de consulter le comparatif en ligne sur le site La Maison des Mandataires. .

Vous y découvrirez que les packs d’annonces et le taux de commission consentis au mandataire sont vraiment à géométrie variable : certains réseaux ponctionnent jusqu’à 40% des honoraires de leurs agents commerciaux, tandis que d’autres 0% !

Rémunération d’un agent commercial 

A titre d’exemple, voyons comment est rémunéré un agent commercial partenaire de l’un des réseaux les moins « gourmands » du marché, MeilleursBiens.com :

  • L’agent vend un bien au prix de 312 000 euros, commission de 4%,
  • Le montant à encaisser est donc de 12 000 euros TTC, soit 10 000 HT,
  • L’agent touche 100% de sa commission, soit 10 000 euros,
  • Il reverse une redevance mensuelle au réseau de 178 € TTC, soit 149 € HT.
  • Il lui reste donc un montant net, sur cette vente, de 9 721,20 euros, avant charges sociales et fiscales.

Avec un autre des 160 réseaux présents sur le marché hexagonal, ce même agent aurait pu voir ses honoraires amputées de 3 000 à 4 000 euros, réduisant son gain final d’autant.

On voit donc qu’avec ; ne serait-ce qu’une vente par mois, le mandataire immobilier peut gagner sa vie de manière très honorable… A condition d’être vigilant sur l’ensemble de la politique de rémunération du réseau !